Les trois types de ballon
1 - Le ballon à gaz
Le ballon à gaz se distingue par son enveloppe sphérique, fermée, contenant un gaz plus léger que l’air (hydrogène ou hélium). Il décolle avec du lest : des sacs de sable d’environ 15 kg chacun, pour un total d’environ 350 kg, ce qui va permettre au pilote de gérer l’altitude, soit par lâcher de gaz (descente), soit par lâcher de lest (montée). Le gonflement et le décollage en ballon à gaz sont organisés dans l’après-midi. Un vol bien géré peut durer jusqu’à deux jours et deux nuits (4 jours pour Vincent LEŸS et Sébastien ROLAND, deux pilotes français vainqueurs de la 53ème Coupe Aéronautique Gordon Bennett en 2009).
2 - Le ballon à air chaud, ou montgolfière
Le ballon à air chaud est caractérisé par son enveloppe en forme d’oignon, ouverte en sa partie basse, qui contient un gaz plus léger que l’air ambiant, en l’occurrence de l’air chaud.
Ici, pas besoin de lest. En effet, le pilote maintient son niveau de vol en contrôlant la température par coups de chauffe réguliers (on chauffe plus pour monter, et moins pour descendre). La chaleur est fournie par la combustion de gaz propane embarqué dans deux ou plusieurs cylindres. La durée du vol est tributaire du rapport 'masse totale/volume' de l’enveloppe, de la quantité de propane embarquée, de la température de l’air ambiant, et de l’altitude de vol.
3 - La rozière
Dans sa version moderne, la rozière correspond à une double enveloppe contenant à la fois un gaz plus léger que l'air, tel que l’hélium, et de l'air chaud. L'avantage d'une combinaison hélium/air chaud réside dans le fait que, le soir venu, au lieu de devoir jeter du lest (principe du ballon à gaz) pour ralentir la descente du ballon dûe à un refroidissement de l'enveloppe, on utilise des brûleurs de montgolfière pour stabiliser l'altitude en réchauffant la poche d'hélium. Seule une petite quantité de propane est nécessaire pour assurer ce réchauffement de l'hélium ; la consommation en gaz d'une rozière est huit à dix fois inférieure à celle d'une montgolfière. L'autre avantage de ce système est d'être plus petit qu'un ballon à gaz traditionnel chargé de lest. L'hélium, gaz inerte et sans danger, est donc contenu dans une sphère, semblable aux ballons à gaz, elle-même au contact d'un cône d'air chaud qui représente la partie "montgolfière" de l'aérostat.
Au départ, l'enveloppe d'hélium n'est remplie qu'aux deux tiers de son volume. Lors de la montée, la diminution de pression et le réchauffement du gaz par le soleil permettent à l'hélium de se dilater et d'atteindre son volume de croisière. Un système de trop plein permet de libérer le gaz de la sphère en cas de trop grande pression. Le risque d'éclatement est alors complètement écarté.
En définitive, une rozière vole à l'énergie solaire durant la journée et maintient son altitude, grâce aux brûleurs, durant la nuit. (sources Llopis).



